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Top 10 des mines aux États-Unis

Les États-Unis ont une histoire minière qui s'étend des premières mines indiennes de turquoise aux géants industriels du XXe siècle. Du cuivre du Michigan aux charbonnages de Pennsylvanie, des mines d'or de Californie aux mines de molybdène du Colorado, ces dix sites résument deux siècles d'extraction à grande échelle.

1. Bingham Canyon (Kennecott), Utah

Cuivre, à ciel ouvert, actif (Rio Tinto Kennecott). Bingham Canyon est le plus grand trou creusé par l'homme dans la terre : 4 km de large, 1,2 km de profondeur. Production continue de cuivre depuis 1906. En 2013, un gigantesque glissement de terrain a envoyé 165 millions de tonnes de matériaux dans la fosse — le plus grand glissement de terrain non volcanique jamais enregistré. Un centre d'observation avec vidéos et expositions est ouvert au public. Production annuelle d'environ 200 000 tonnes de cuivre.

2. Berkeley Pit, Butte (Montana)

Cuivre, à ciel ouvert, fermée en 1982, lac toxique actif. La Berkeley Pit est l'une des plus grandes catastrophes environnementales minières des États-Unis : depuis la fermeture des pompes en 1982, le fond de la fosse (mile high à 1 700 m d'altitude) s'est rempli d'eau acide contaminée aux métaux lourds. Le lac est aujourd'hui profond de 270 mètres et contient 180 milliards de litres d'eau à pH 2,5. En 1995, 342 oies sauvages y sont mortes en se posant. Une plateforme d'observation payante donne sur le lac.

3. Quincy Mine, Hancock (Michigan)

Cuivre (sulfures natifs), souterrain, fermée en 1945, musée actif. La mine Quincy, dans le Keweenaw Peninsula du Michigan, fait partie du parc national Keweenaw — le seul dédié à une région minière aux États-Unis. Le cuivre natif du Keweenaw était exploité par les Autochtones depuis 7 000 ans. La mine Quincy a fonctionné de 1846 à 1945. Une tramway historique descend dans la gorge de la rivière Portage ; des visites souterraines sont possibles.

4. Sloss Furnaces, Birmingham (Alabama)

Fer (hauts fourneaux), surface, fermée en 1971, musée national actif. Sloss Furnaces est l'un des rares complexes de hauts fourneaux préservés aux États-Unis. Construite en 1881, la fonderie a fonctionné jusqu'en 1971. Le musée national Sloss Furnaces, propriété de la ville de Birmingham, présente les fours, les soufflantes à vapeur et les structures de coulée du minerai de fer de la Red Mountain locale.

5. Climax Mine, Leadville (Colorado)

Molybdène, à ciel ouvert et souterrain, actif (Freeport-McMoRan). Climax, à 3 900 mètres d'altitude dans les Rocheuses du Colorado, est la plus grande mine de molybdène du monde. Production depuis 1915. Le molybdène est utilisé pour durcir les aciers spéciaux. La route d'accès (Highway 91 depuis Leadville) offre des vues sur la fosse ; le site n'est pas ouvert aux visites touristiques, mais le Leadville Mining and Heritage Center documente l'histoire minière de la région.

6. Carlsbad, Nouveau-Mexique

Potasse (sylvinite), souterrain, actif (Intrepid Potash et Mosaic). Le district de Carlsbad Potash dans le bassin permien du Nouveau-Mexique est le seul producteur de potasse des États-Unis. L'exploitation démarrée en 1931 maintient une production d'environ 800 000 tonnes de K₂O par an. Non visitable au public, mais le Carlsbad Museum documente son histoire.

7. Anaconda Copper Mining Museum, Anaconda (Montana)

Cuivre et zinc, fonderie, fermée en 1980, musée actif. Le Museum of the Rockies et le Washoe Smelter Stack (cheminée de 177 mètres, la plus haute du monde à sa construction en 1919) sont les témoins de la puissance d'Anaconda Copper Mining Company, qui contrôlait le cuivre mondial au début du XXe siècle. La cheminée de Anaconda est un monument national.

8. Sutter's Mill, Coloma (Californie)

Or alluvionnaire, surface, fermée en 1850, parc d'État actif. Sutter's Mill est le site fondateur de la ruée vers l'or de 1848 : c'est ici que James Marshall découvrit de l'or le 24 janvier 1848 dans le canal d'un moulin à eau appartenant à John Sutter. Le Marshall Gold Discovery State Historic Park reconstitue le moulin et propose des démonstrations de battée. Sacramento, à 50 km, est le point de départ de la Mother Lode (Highway 49).

9. Calumet and Hecla, Calumet (Michigan)

Cuivre natif (masse), souterrain, fermée en 1968, parc national. La mine Calumet and Hecla a produit plus de deux milliards de livres de cuivre entre 1866 et 1968. La catastrophe de l'Italian Hall (24 décembre 1913) — une fausse alerte à l'incendie lors d'une fête de Noël des familles de grévistes, causant 73 morts dont 59 enfants piétinés dans l'escalier — reste un épisode traumatique de l'histoire ouvrière américaine. Le parc national Keweenaw inclut le site.

10. Centralia, Pennsylvanie

Charbon (anthracite), souterrain, ville évacuée, feu souterrain depuis 1962. Centralia est la ville fantôme la plus spectaculaire d'Amérique : un incendie s'est déclaré dans une veine de charbon en 1962 et brûle encore sous la ville, dégageant des gaz et faisant s'affaisser les rues. La population est passée de 1 100 habitants en 1960 à moins de dix aujourd'hui. La Route 61 désaffectée, avec ses crevasses fumantes, est un lieu de pèlerinage photographique.

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